Avril 2003, lquipe Sabor Discos embarque pour New York. Compte-rendu ralis en petits pisodes dun voyage mouvement !!!

Air Portugal nous a effectivement bien transport dans cette norme capitale mondiale qu'est New York ! Bien sr Dominique se fait remarquer la douane, et nous perdons une heure, parce que, monsieur, est tomb sur un fonctionnaire zell qui a coeur de lui poser des tas de questions !

A peine arrivs Manhattan et cles rcupres, un petit tour de quartier nous entrainne sans le savoir vers le Barrio Latino, le Spanish Harlem. Trs populaire, on se croirait revenu Mexico ! On matte notre bonne tte de gringos !! Des bouibouis tacos partout, des disquaires, des piceries, un traffic dense, du monde, on parle espagnol dans tous les coins...

On retrouve Vincent. Il nous accueille gnreusement dans son deux pices hors de prix. La vie Manhattan est ultra chre. Il est fou de joie car il vient d'apprendre que sa mutation pour le collge de Mexico est accepte. Sur ce, nous dcidons de partir Dowtown vers Times Square pour manger dans un restau chinois au kilo. Puis c'est la dcouverte de New York "by night" avec Broadway, Times Square jusqu'au Rock Feller Plaza ! Sympa, trs touristique mais voir ce New York gant et illumin... Et la premire bire qui va avec !!!!!

Lendemain, direction Greenwich Village avec la rencontre des premiers disquaires. Dj ! Greenwich est trs agrable, un quartier o beaucoup de rues sont boises avec des immeubles chelle humaine. Plein de petits restau et sandiwcheries se suivent, magazins de fringues, piceries fines, bars... Du monde dfile, on se promne tranquile.

La visite continue par le quartier de Soho, avec une expo sur Madona mlant son et images vidos trafiques, puis une srie de galeries de peinture et un petit magazin d'objets d'art et d'artisanat d'Asie vraiment excellent. On se croirait dj dans un muse !! Soho est plus downtown que Greenwich, c'est dire que les immeubles s'lvent !

On finit notre journe par Jammyland (60 East, 3rd street), la boutique de disques reggae situe au dessus du studio de rptition des Slackers et anciennement aussi de King Django...

La collecte de tracts tant fate, notre premire vire sera Brooklyn dans un petit bar trs cool: le Southside Lounge (41, Broadway, entre Wythe et Kent). Bonne ambiance, pintes de Bud 3 dollars et surtout soire reggae tous les jeudis soirs. L, c'tait slections rub-a-dub party avec Agent Jay (membre des Slackers et King Django !) et Queen Majesty. Le retour fut plus compliqu car la station de mtro de l'alle tait ferme. Retour sur nos pas dans la nuit sombre brooklynoise, le sommeil dangereux nous rattrapait et le vent froid nous saisissait...

Autre mtro et dodo. Un rveil talentueux avec Dominique qui bouche les toilettes (trs trs gros caca ?), avec l'innondation "lgre" qui s'en suit, l'obligation d'coper... Bref tout le monde est sur pied en deux secondes. Bravo Domdom ! Dominique va-t-il prir de sa future appendicite aigue ?

Aprs l'pisode matinal des toilettes, visite du muse du design. Nous habitons dans le Upper East Side, proche de Central Park et des muses les plus importants de NYC ! Mais auparavant, c'est la pose djeuner du midi et nous optons pour le hot dog vendu dans la rue par le marchand ambulant du coin...

Cependant ds que nous mettons le nez dehors nous comprenons que cela ne sera pas possible. Le temps a chang et la grisaille s'est installe. Un vent glacial nous fait regretter de ne pas avoir embarqu bonnets, gants et charpes ! Ca caille sec. Le lundi prcdent, il avait neig ! (nous dira plus tard Vincent).

Dgustation d'une "slice" (part) de pizza, bien au chaud et attabls. Et direction le muse ! Mais celui-ci n'accueille pas de public en ce moment car il est en restructuration. Une trotte pied dans le froid pour rien ? Non, nous partons pour le centre international de la photographie. Mais re-belotte, celui-ci a dmnag. Bien, nous nous dirigeons vers le Jewish Museum qui est ferm depuis 15h (il est effectivement 16h nos montres !).

Nous retournons vers la National Academy of Design, au nom trs allchant, mais dont le guide ne prcise pas le contenu des collections. Dommage ! Car on s'en serait bien pass ! On dbourse 8 $ pour une visite qui nous a pris maxi trois quarts d'heure, sans aucun rapport avec le design, mais centre sur une retrospective d'un peintre US dont j'ai oubli le nom avec la plupart de ses crotes inintressantes. Au moins, on tait au chaud...

Retour l'appart o Vincent apparat accompagn de Sbastien qui vient d'arriver, en plein dcalage horaire. Nous sommes cinq dans l'appartement et la cohabitation se passe sans problmes !

Appro chez Marie (collgue de travail de Vincent) qui co-loue son appartement avec deux Amricaines typiques du cru ! Un petit restau indien dans le quartier d'Alstor Place, et c'est des retrouvailles trs agrables ponctues de phrases assassines et de grands clats de rires.

Samedi matin est plac sous le signe de la grace matine. Petit djeuner tardif et nous voil partis visiter une partie du Metropolitan Museum of Art. Magnifique ! C'est l'quivalent du Louvre. On paie ce qu'on veut l'entre ! Rien voir avec celui de la veille. Les collections sont superbes. On se donne deux heures, donc nous privilgions avec Dominique l'expo Manet/Velasquez et surtout la collection de peintures du 19 sicle. Degas, Monet, Braque, Van Gogh, Seurat, Turner, Courbet, Pissaro, Lautrec... C'est un pur bonheur, des toiles ultras connues, une putain de collection, le plaisir des yeux, l'tonnement chaque nouvelle salle. Quelle baffe ! Rien que a cela vaut le dplacement dans la big apple !!!

On se promet d'y retourner au moins deux fois encore pour visiter de nouvelles parties !! Je vous tiendrai au courant, promis. Il est dj 17h et c'est une bonne boustiffaille de poulet que nous faisons chez Vincent. Mais les douleurs abdominales de Domdom se sont rveilles, les lui rendant plus inquitantes. L'appendicite ?

Aprs de grandes discussions, l'option hpital parat la plus sense. Faut croire que c'est du srieux car Domi y est encore l'heure o je vous crit !

Aprs des heures d'attentes en salle d'urgence, nous laissons Domi et Vincent (le traducteur et capitaine de la situation) pour aller boire un verre dans un bar. Retour l'appart: vide. Ce n'est que vers 23h que revient Vincent, seul. Dominique est rest sur place car il attend les rsultats de son scanner dans quatre heures. Le mdecin de garde est parti dans un autre hpital ! Vincent nous raconte les annecdotes dont le fameux touch rectal que nous rabchons Domdom depuis les dbuts du sjour !!! Il est prsent minuit et demi pass et toujours pas de nouvelles ! Quel suspens !! Dominique sera-t-il opr New York

Retour sur les vnements incroyables qui nous ont tenus en haleine tout au long de se premier samedi soir... En direct de New York, votre reporter de l'impossible: Toshiba, assist ce soir du meneur d'homme: Captain' Vincent Guimer !!! A lire de toute urgence et en premier lieu, le texte en pice jointe de Vincent qui vous clairera sur les pripties de cette soire inoubliable !!

Un samedi soir sur la terre aux urgences.

A bout de force, pli en deux (enfin, presque), Dominique nous supplie de lemmener lhpital, qui se trouve deux rues de chez moi (ouf! vu la suite). On arrive aux urgences, cinq personnes, en expdition de dcouverte (puisque aucun dentre nous nest jamais all aux urgences aux USA). Et pour cause, un panorama assez impressionnant de la diversit sociale de Spanish Harlem.

Dominique donne son nom, puis on attend On attend L, au bout dune heure, il passe une  petite visite o on lui trouve 99F de temprature (a fait 37.2C) On demande gentiment Domi de faire un peu comme sil avait mal, et pas seulement comme si il avait une crise de foie, puis on attendon attend Enfin, il a rendez-vous avec un mdecin. Et l, Sb, Daniel et Herv nous quittent, car on ne serait pas rentr cinq aux urgences.

Je parle anglais, donc je vais aider Domdom (qui en a bien besoin !). Il se change et passe une jolie tunique mauve quil met dabord lenvers. Puis une jeune infirmire arrive, type :  je suis interne en 1re anne, et je vais appliquer le  grand livre du diagnostic la page ( !!). La discussion sengage sur : 1) O avez vous mal ? (il rpond  l en pointant son bas ventre), 2) Ca fait mal ailleurs ? ( oui, un peu, quand je vais faire pipi (et l je me dis  bizarre pour une appendicite ), 3) Etes-vous sexuellement actif ? (Domdom rpond oui je crains le pire) Et enfin, prvisible : 4) Avez-vous dj eu une MST ?!!! Bingo, elle fonce droit l dedans. Dom fronce les sourcils, raison. Je dis linfirmire tout doucement que je ne crois pas que ce soit le problme, quil a dit quil avait mal mais pas l o elle pense, etc. !! Ca nempche que pour complter son diagnostic, il faut que Dom se mette sur le ct, afin quelle puisse comment dire approfondir son jugement Et voil comment Domdom a perdu, un samedi soir New York, sa virginit anale (enfin, cest ce quil nous a dit) !!!

Cette partie l, je nai pas eu besoin de lui traduire, ctait limpide, ne serait-ce que ma raction lvocation de ce quelle allait faire, je nai pu rprimer un fou rire qui venait de loin, du matin en fait, au moment o Herv & Co ont commenc embter un Dominique incrdule et pas du tout conscient de ce qui allait lui arriver

Aprs ce passage mmorable, on attend. On attend Et vers 22h, on lui dit quil va passer au scanner et que pour a, il faut quil boive un litre dun produit ignoble, ce quil fait. Puis on lui branche une perfusion, dans laquelle il recevra un produit qui fait apparatre les veines lcran du scanner, un produit connu pour dtruire les reins des gens malades.

Donc, nous voil dans un hpital quatre, un gars, linfirmire qui sapprte lui faire une prise de sang, Domdom et moi, qui devons tout signer dont une dcharge en cas de problme, genre  Je soussign, lhpital, dclare ne pas tre responsable de ltat de dlabrement de M. Salles aprs son passage au Metroplitan Hospital et dclarons par la prsente que nous ne paierons pas les 3 millions de dollars quil nous demandera sil perd un rein !!! Rassurant ! Non seulement il na peut-tre pas lappendicite, mais en plus, il va y laisser dautres morceaux quun bout de boyaux.

Avec les 45 minutes attendre pour que le produit agisse, on est dj 23h. A noter : pendant ce temps, Dom finit dans le couloir comme la tl, avec un clodo dans un lit juste devant lui, un clodo bourr et attach au lit, qui crie aux infirmires  let me go you fucking bitch, kiss my ass et autres tournures pas trs shakespeariennes. Un type passe entour de deux flics, avec des menottes aux chevilles (il lui manque juste lhabit orange et la masse pour aller casser des pierres), et la vie suit son cours aux urgences.

Enfin au scanner, je tape la discute avec les deux techniciens porto-ricains, pendant que Domdom attend (encore !) le mdecin qui tarde. Pendant ce temps, japprends le franais aux latinos, trop contents davoir trouv un gars qui va pouvoir enregistrer dans la machine, de sa belle voix de prof  Arrter de respirer Respirer . Car la machine a ce message, en 13 langues, mais pas en Franais Si Domi ny a pas laiss son appendice, jy ai laiss ma voix

L, je vois apparatre sur lcran des tranches de Domdom, pris en coupe horizontale, et bien je peux vous dire quentre le haut des cuisses et jusquau cur, cest le bordel !! Mais pas assez pour justifier de le garder

Le plus con, cest que a, il ne lapprendra que 4h plus tard, alors que moi, je suis dj rentr, endormi mme. Le tlphone sonne, tlphone que seul Sb entendra tellement tout le monde est claqu. Me voil 3h du matin, aux urgences de nouveau, rcuprer Domdom qui finalement na rien Linfirmire qui a  approfondi ses relations avec Domi, est encore l. Elle me dit quil devra revenir plus tard car il a quand mme mal, mme si on ne sait pas do a vient. On rentre, il est 4h, car entre deux, on a avanc les montres dune heure, histoire de bien montrer que, oui, il a pass la nuit aux urgences !

Mest davis quon na pas fini den parler

Vincent Guimer  El Capitan .

Pour info, Domdom n'est pas encore mort et il est revenu grandi de cette nouvelle aventure. Ouf ! A la vue de ce qui s'est droul, on peut parler de : somatiser ou stomactiser ???

Dimanche donc, rveil tardif, cela se comprend... Gros petit djeuner avant de suivre notre guide et matre, Vincent, qui se propose trs gentiment de nous faire dcouvrir des quartiers de Manhattan ! En plus le soleil est au rendez-vous, tant mieux ! Direction, Soho, quartier commerant avec un arrt oblig au plus grand magazin de photo du monde ! Il est tenu par des Juifs orthodoxes qui respectent le Sabbat et ferment donc le samedi !!!

Vincent et Sbastien sont des mordus de photographies. Je vous invite aller visiter le site de Vincent: http://vguimer.org/ un site vraiment trs bien, avec pleins de photos de voyage (certains avec nous !) et de New York aussi ! Petite ballade sur Broadway, avant d'arriver Chinatown, finalement trs couru par les touristes. C'est un dimanche et tous les magazins sont ouverts, la lgislation amricaine n'est pas identique la notre. Chinatown nous fait penser Mexico: beaucoup de monde dans les rues, des tas de petits vendeurs de bricoles (casquettes, jouets, lunettes, bijoutiers...), des vendeurs la sauvettes de cd et dvd pirates, des restaurants partout...

On se dcide pour une espce de cantine o pour quatre dollars on a une portion de riz et on peut choisir entre quatre plats cuisins qui nous sont servis " la louche" ! C'est copieux, bon et pas cher ! Ce qu'on aime, merci Vincent pour ton plan !!! On descend encore plus downtown vers la mairie de New York, les cours de justice, et le Brooklyn Bridge. On emprunte celui-ci entre les joggeurs et les cyclistes, quittant Manhattan vers Brooklyn. La vue est imprennable ! Mais il manque deux tours, non ? (ah, a c'est malin !).

Le soir direction le Joe's Pub (425 Lafayette Street prs du mtro Astor Place) pour assister au concert de Dave Hillyard & The Rock Steady Seven ! Ce bar est tout fait typique de l'image que l'on se fait d'un club de jazz new-yorkais: tables basses, canap-banquettes, cocktails... L'ambiance enfume en moins, puisqu'il est dsormais strictement interdit de fumer dans les bars et les restaurants. Les fumeurs font leur pause clopes dehors !!!

Ras Kush est aux platines et envoie de grosses slections de reggae roots. Le son est excellent ! Dave et sa bande montent sur scne et nous livrent un superbe concert de fusion jazz-reggae avec quelques notes latines et ska. Des vieux rastas se lvent et dansent !!! L'ambiance est bon enfant, le prix des bires un peu moins...

Lundi, dur de dmarrer la journe car l encore on s'est couch tard. Et puis surtout, il neige abondamment dehors !! Et a tient !!! En peu de temps, on voit la rue de Vincent blanchir. Incroyable, dire qu' hier on avait un dbut de coup de soleil sur le Brooklyn Bridge ! Aujourd'hui a caille sec et la neige fouette le visage.

La solution, c'est les muses. Notre choix: le Guggenheim vu que le Metropolitan est ferm. C'est dans le mme quartier, 15mn pied de chez Vincent. Et c'est reparti pour un ravissement identique pour la collection de Degas, Seurat, Czame, Renoir, Monet, Manet, Pissaro, Picasso, Braque... Quelle collection !!!

Ct expos, mlant son et vido, photos et sculptures: le travail excellent de Pierre Huyghe et l'originalit inventive et dconcertante de Matthew Barney et son "Cremaster Cycle". Excellentissimo !!!!

Quand nous ressortons, la neige a quasiment cess de tomber. Donc ballade et quelques photos dans Central Park juste en face ! Des skieurs de fond, des joggers, de la luge et les premiers bonhommes de neige. Retour par Spanish Harlem pour s'acheter un bonnet ! Enfin !!

Mardi dernier tait le grand rendez-vous disquaire de New York. Nous sommes exhalts l'ide de visiter ce qui est pour nous un temple de la musique jamaicaine: Coxsone Records ! Coxsone et son label Studio One ont longtemps taient les disques n1 en Jamaque !

On part sur Brooklyn, dans la Fulton Street (au 3135, mtro Norwood Street). La boutique est deux pas. On n'y verra jamais Coxsone l'intrieur, par contre ce sont ces enfants qui tiennent la boutique...

Et celle-ci est bien pittoresque: vitrines qui affichent surtout du matriel lectronique et l'intrieur un cafarnaum !!! Des disques poss dans tous les sens, des piles de vieux 45 tours, des cartons de 33 tours entasss partout !! On passe une sacre aprs-midi, couter des vieux standards, des rarets, des nouveauts frachement arrives. On fait mettre nos vinyles de cts. On reviendra le lendemain avec nos sacs et du cash tellement la pche a t bonne...

La partie du mtro de Brooklyn est arienne. On dcouvre un bout de cet immense quartier avec des immeubles taille humaine et des rues beaucoup plus tranquilles qu' Manhattan. On sent bien qu'ici, c'est plus rsidentiel et que tout le monde va travailler sur Manhattan...

On s'arrte manger dans un resto latino, on cause espagnol la serveuse tout heureuse de pouvoir s'exprimer dans sa langue natale ! Il est dj 18h...

Retour rapide chez Vincent et je repart seul pour Brooklyn justement ! J'ai rendez-vous avec David Hillyard, le saxophoniste vu lors du concert de dimanche soir, sur la mme Fulton street mais plus dowtown, au Frank's Lounge (prs du mtro Atlantic avenue). Le bar est sympa, clientle plus ge que moi. Dave m'invite pour quelques bires. Il part le lendemain avec son autre groupe (les excellents Slackers !) en tourne pour quelques dates du ct de Miami.

Je dcouvre la Brooklyn Lager, bire du cru, en bouteille qui me fait penser la Tsing Tao chinoise... On discute pas mal, il me donne de bonnes adresses. Cool !! On propose de se revoir pour dcouvrir un petit bar qui a commenc son activit l'poque de la prohibition. Dave me dit qu'il est au niveau de la baie, au sud de Brooklyn, loin du mtro et prs des quais o la mafia venait jetter les lments gnants au pied btonns dans l'Hudson river. Pour info, c'est le bar en pochette sur l'album "Red Light" des Slackers...

Ca marche, on doit se recontacter au retour de sa tourne. Je rentre tard, je me lve tt. Direction Coxsone pour rcuprer nos disques. Brooklyn nouveau, Vincent n'y est all que trois fois depuis quatre ans, on va battre son record en une seule semaine !!

Sbastien nous accompagne cette fois-ci. Il nous avoue son amour pour le rock steady (soul jamacaine). On lui fait une petite slection. Biensr, on coute encore de nouveaux disques. On ngocie comme on peut un prix d'ensemble... On doit revenir vers 17h retrouver le reste de la clique pour boire un verre avec une amie de Vincent mais cela ne se fera pas. Tant pis ! On se rabat sur un excellent restaurant mexicain sur la 2nd avenue, le Taco Taco (entre 89 et 90 street). La margarita, les totopos, les buritos, la salsa en musique de fond... Yes !

On refte le dpart de Vincent pour Mexico DF !!! Et puis a y est notre amphytrion est enfin en congs. Le lendemain, on se rend au sud de l'le de Manhattan vers les quais. Vue sur l'ile de la statue de la Libert, Ellis Island, Staten Island, les vieux quais des pcheurs...

On est Wall Street, quartier financier, de la bourse sans Jean-Pierre Gaillard. On va voir le Ground Zero (ex-Twin Towers pour ceux qui n'auraient pas suivit l'actualit depuis deux ans !!). Cela nous donne une ide de ce que doit tre Bagdad en ce moment. Les gravas en moins car les travaux de reconstruction ont dmarr.

C'est le plus ancien quartier de New York. Y'a une vieille petite glise avec son cimetire ct aux noms hollandais sur les tombes. Wall Street est l'endroit o il y avait le mur d'enceinte de la premire bourgade !!! Broadway, une des plus grandes avenues du monde (plus de 40 km), dmarre l et suit un vieux chemin indien (un chemin des Natives comme ils les appellent ici). D'o le ct sinueux de ces seules rues par rapport toutes les autres construites sur le mode quadrillage.

Le soir, Times Square est le lieu o Vincent et Sbastien vont faire des photos illumines. On part ensemble se frotter aux touristes. Puis j'entrane Dominique vers Alstor place au Grassroots, un pub sur St Marck street (entre la 2nd et 3rd avenue). Le lieu grouille de jeunes, pas de touristes, bonne ambiance et pintes de bires prix trs correct. Le patron nous remet sa tourne. C'est cool !!! Domdom tant un alcoolo fini, il apprcie vraiment le geste !!!!

Vendredi, rveil difficile pour certains, mais c'est un peu a tous les jours ! Papi Daniel est parti biner dans le jardin et faire son PMU !! On espre qu'il retrouvera le chemin parce qu'il est compltement gteux. Il attend avec impatience l'arrive de Cdric dimanche pour qu'on change de tte de Turc... (?)!!!

Y'a les cartes postales faire. Elles vont peut-tre arriver avant que je rentre ce coup ci. On a prvu de se ballader avant de rejoindre le stade de baseball du Bronx pour voir la meilleure quipe de NYC jouer. On se familliarise avec la culture locale comme on peut.

En direct du Yankee Stadium, votre journaliste prfr reprend du galon pour vous commenter ce superbe match de baseball ce vendredi 11 avril 2003 19h30 !!! Ouais ben, en guise de match, on a trouv un stade moiti vide et un crachin continuel qui aprs une attente d'une demi-heure a dcid les autorites comptentes annuler la partie nocturne... Alors, on rentre chez Vincent pour le mga gueleton sur fond de film dvd "Y Tu Mama Tambien" (film mexicain excellentissimo). Mais ne voulant pas en rester l, je prends sous mon paule Domdom et Daniel pour vrifier une nouvelle adresse donne par ce cher Dave Hillyard. On part dans l'East Village, via mtro Astor Place.

Le Mona's est un pub situ entre la 14 et la 15 street sur l'avenue B. Et ma foi, on se laisse sduire: cadre sympa, un long comptoir, salle plus troite, public d'Amricains plus mlang et tranquile, billard au fond, gros juke box... Fermeture 3h du mat', mais on se fait enfermer le temps d'une dernire pinte ! On s'arrte manger dans une pizzeria, il est 4h du matin. C'est comme a New York : beaucoup de commerce restent ouvert 24h/24h. C'est un Tunisien qui nous sert content de pouvoir parler franais avec nous. Il a vcu un temps Marseille avant de venir s'installer ici...

Le mtro new-yorkais ne s'arrte pas la nuit mais les attentes sont longues, trs longues parfois... On se couche finalement au petit matin. D'o un rveil trs tardif qui rduit notre journe peu de choses et restreintes dans le quartier tout proche: lessive, carte postales, courses... Par contre, le change sera donn le soir mme avec le concert de Biohazard. Oui, vous avez bien lu ! Biohazard, groupe mythique de hardcore new-yorkais, s'est reform et s'apprte d'ailleurs tourner en Europe. Vrifiez votre calendrier que diable ! Ils jouent au club L'Amour (1545, 63rd street; mtro 62nd street ou New Utrecht avenue) Brooklyn. Cela nous fait une heure de mtro et deux changements ! L'Amour est un club mtal et hardcore sans aucun doute.

On passe pour des papis quand on se prsente devant l'entre, Daniel plus encore (mais sans le plan PMU cette fois-ci) !!! Pourtant toute cette jeunesse disparatra sur le coup de minuit. Ah, les fameuses autorisations parentales !! On montre nos passeports l'entre et un vigil nous colle des rubans pour pouvoir commander de l'alcool au bar. C'est interdit si on n'a pas les 21 ans requis. Il est 20h, et c'est en fait un festival de groupes plus ou moins bon qui va dfiler avant les stars.

Biohazard montent enfin sur scne pour assner son mur de son qui tranche dfinitivement avec l'ossature squelettique des prcdantes premires parties. Ici, c'est du carr au millimtre prs, du professionnel, du trs bon, hardcore 100% pur jus. Waouh !!!

Dimanche matin, Sbastien se lve tt car il veut assister un crmonial dans une glise de Harlem. Il a peur de ne pouvoir le faire le dimanche suivant, car c'est le jour de son avion de retour. Nous, on ira le dimanche de Pques avec Cdric en prime. Il doit arriver avec Bruno d'un instant l'autre. On attend lassivement sous la couverture, Vincent est parti les chercher l'aroport !!!

Un bruit de porte et c'est les retrouvailles ! Domdom en prend pour son grade bien sr !! Le surnom d'Etron Fumant ressurgit !!! On file manger dans un bouiboui. Et Vincent et Bruno saute dans un taxi pour l'aroport. Ils partent dix jours entre New Orleans et la Louisiane...

Le beau temps est revenu et les ballades pied aussi. Alors visite Downtown avec Cdric qui ne connat pas Canal Street, Tribeca, Soho, Wall Street, Ground Zero... Bonne trotte. Arrt par l'East Village pour boire un coup et pcher quelques disques. Le soir gros repas devant Snatch ! L'installation projo/dvd de Vincent est vraiment trs bien !!

Lundi, on bataille pour trouver un endroit o acheter nos billets l'avance pour les prochains concerts. Puis, certainement une des visites les plus touristiques de NYC, la statue de la Libert et Ellis Island o dbarquaient les immigrants. La statue, c'est sympa pour la photo mais c'est tout. Le plus intressant se trouve sur Ellis, beau muse sur plusieurs tages dans les btiments mme de l'administration de l'poque.

Retour chez Vincent, dner ultra rapide car on a rendez-vous l'Irving Plaza pour le concert de Molotov, les stars de Mexico: punk-rock-rap-reggae. Grosse prestation devant un public quasi exclusif de latinos dbordant d'nargie. Par contre trs cher pour seulement 1h30 de musique, une salle qui devait tre un ancien thtre, donc avec des poteaux, un balcon, et un son qui se barre dans tous les sens. Dommage, car sur scne Molotov se lche bien.

Cdric se dbrouille pour approcher le manageur et discuter d'un projet compil' avec les membres du groupes. On rencontre ensuite un rappeur local d'origine guatmaltque qui nous passe sa dmo... Les contacts sont pris, bon pour le label tout a !

Mardi matin, on s'enfourne pour deux heures trente de mtro car y'a eu une petite erreur de direction qui nous a cot une heure minimum ! Casse houilles force ce mtro !! L'arrive, c'est Coney Island, les premires plages de New York au fin fond de Brooklyn. Cela fait bizarre de ce retrouver sur cette cte face la mer d'huile, le soleil au beau fixe, et des couples qui bronze sur la plage ou les bancs... Petit parc d'attractions, marchands de glaces et de sandwich, de fruits de mers, terrain de pelotte main nues, la ballade est plaisante !

On arrive sur Brighton Beach et dviation par l'avenue du mme nom. C'est le quartier russe ici, rput pour tre le lieu de blanchiment de la mafia. L'arrt se fait dans un tout petit restaurant la carte incomprhensible depuis l'extrieur. On tente ! Il est trois heures et le restau se remplit en mme temps que nous nous installons. Notamment une attable de vieux russes qui se font d'abord le gosier, vodka sur vodka !

En fond, une tl donne les infos en russe. On comprend que aparle de Saddam Hussein... C'est un restau Ouzbek. Et maminouchka !!! Le repas qu'on s'est fait l dedans: pains ouzbeck et fourr, poulets grills, feuilles de vigne, frites, carottes et oignons pics, brochettes aux quatres viandes... Heureusement que la carte tait traduite car la serveuse ne parlait pas l'anglais...

Retour sur Brighton beach, quelques photos, mtro pendant une heure et pour moi arrt pour faire un petit disquaire. Rendez-vous vers 18h pour repartir au Yankee Stadium, pour assister enfin un match de baseball. On change nos billets de la fois prcdante tant bien que mal. On s'installe dans le stade. Devant nous deux grosses buses ricaines, deux supporters de base. On est dans la partie des bleachers, la moins chre du stade. Et cela se ressent! Insultes pour destabiliser le joueur adverse tout proche, vannes contre un gars qui est venu avec une casquette d'un club de Boston...

Pause patriotique, faut se lever pour ne pas se faire remarquer ! A la mmoire des morts et en soutient des troupes en Irak, diffusion de l'air national amricain. Bleurk, le voisin de Sbastien la larme l'oeil... Le baseball c'est sympa mais il ne s'y passe pas grand chose de surrexitant ! On passe par l'appart prendre les appareils photos. Monter en haut de l'Empire State Bulding, profiter des lumires noctures et des sensations de vertiges 443 m au dessus du plancher des vaches !! Superbe !!! Envie de tester le bar tenu par un Ukrainien fou ?

Ca marche, retour dans le mtro o une nouvelle erreur, nous fait perdre encore une heure !!! Leur putain de micros fonctionnent trs mal dans les rames. Aaaaarggghhh !!Enfin de nouveau l'East Village, mais nous ne trouvons pas le bar en question. Domage...

Difficile rveil, Daniel, Cdric et Domdom dcollent les premiers. Je reste avec Sbastien et nous nous dcidons pour aller visiter l'ONU, plutt les jardins dont Vincent a vant la beaut quelques jours au paravant... Visite rapide du btiment, quelques expos sympas dont une d'objets artisanaux du Mexique propos par la banque Banamex (qui vient d'tre rachet par une banque amricaine je crois)...

On se dirige vers les jardins. Ceux-ci sont ferms par mesure de scurit. Ah sacr Ben Laden !! Donc pas de photo au bord de l'East River, domage, il fait un temps superbe. On se rabat vers le Chrysler Bulding tout proche pour quelques prises de vues. C'est la tour qu'on confond parfois avec l'Empire State Bulding, une grosse antenne finit au bout des deux gratte-ciels ! Cependant le Chrysler a une forme plus arrondie, motifs art-dco sur la flche et quatre normes ttes d'aigles qui font penser des gargouilles.

Ballade dans le Midtown puis je quitte Sbastien pour Greenwich Village faire deux disquaires reprs la premire semaine. Retour l'appart, petit apro et cuisine base de poulet et de riz. Je file au Knitting Factory's Old Office (74 Leonard Street, entre Broadway et Church Street, mtro Franklin Street). Ce lieu a la rputation d'tre le meilleur club Acid-Jazz de toute la ville ! Mais j'y viens surtout pour la soire Crazy Baldhead qui met en avant le Jammyland Band (le boss du magazin de disques Jammyland la basse, Agent Jay la guitare, un batteur et une chanteuse) avec en invit Vic Ruggiero, claviers des Slackers !!! Gros son reggae, riddims classiques, la chanteuse alternant chant et toast rub-a-dub. La pinte de bire est 3$, je suis dans mon lment !

A la fin du concert je discute avec Vic de la future tourne des Slackers en Europe (mai/juin 2003 !!!) et je rencontre un gars Colombien d'origine qui est fan de Kortatu et de la Mano Negra... Je prends son contact. Jeudi, Cdric et moi partons visiter le Spanish Harlem, faire les disquaires du coin et reprer une glise en prvision de la messe du dimanche midi.

Faut croire que Cdric est un sacr VRP, car il arrive vendre rapidement pour 80$ de disques aux vendeurs locaux. C'est vrai qu'il parle comme un mexicain et j'ai tendance le laisser faire. Je jette plutt un coup d'oeil sur les sorties latinos. Y'a pas mal de disques qui sont parus depuis mon dernier passage en Amrique Latine !

Biensr, on dgotte une adresse d'un grossiste qui approvisionne tous les vendeurs d'ici. Nous sommes rsolus de le rencontrer le lendemain pour discuter d'une possible distribution des productions Sabor Discos. Mais avant de quitter le Spanish Harlem, nous nous offrons un petit plaisir sous forme de tacos dans un restau mexicain. Souvenirs, souvenirs...

Vendredi, dpart tt pour le Queens, un quartier o nous n'avions pas encore mis les pieds. Nous partons la rencontre du grossiste sans rendez-vous comme on nous l'a conseill. Domage ! On aurait mieux fait d'couter notre intelligence occidentale, car le gars n'est pas encore arriv dans sa boutique.

Petit tour de quartier histoire de tuer le temps. L encore que des latinos partout. Le guide de Cdric indique que la maison o a vcu Louis Armstrong la fin de sa vie a t transforme en muse. On essaie en vain de trouver la rue de celle-ci. Pas vident sans plan, tous les guides donnent le plan des rues de Manhattan mais quasiment rien des autres quartiers !!

Deuxime passage par la boutique du distributeur mais il n'est toujours pas arriv. On laisse notre carte et on file sur Brooklyn. Nous avons rendez-vous avec Papi Daniel (le bneur du petit matin) et Domdom (la machine ronfler et pter) sur Utica Avenue. On dbarque dans plein quartier jamaquain !

On va manger Caribean Food !!! Du Calalou, du ackee and salt fish, rice & beans, un espce de ragot de boeuf, des bananes frites, poulet curry rti (comme au Surinam, servit dans une crpe avec des patates) et la ginger beer (bire au gingembre, spcial !).

Courte ballade dans le quartier, gros arrt chez le disquaire d' ct. Ensuite retour dans le Queens pour visiter le MOMA (muse d'art moderne). Il accueille l'expo Matisse-Picasso que j'ai rt Paris. Cool, ou presque... En fait, il fallait rserver l'avance son entre. Donc c'est loup car la journe est sold-out ! AAArrrrggghhhh !!!

Dcidment les soirs commencent se ressembler. Apro, cuisine et rapide tour sur internet pour vrifier les mails. Quand j'teins l'ordi, tout le monde dort dj. Il est minuit pass, je sors pas de loup.

Au bas de la rue de Vincent (sur la 1 avenue) il y a un saloon rock'n'roll. C'est l'occasion d'aller le visiter ! Et cela vaut le dtour de voir a au moins une fois ! Un groupe fait de bonnes reprises d'Arosmith, Slayer, Beastie Boys... Une fille avec un chapeau de cowboy danse comme une folle, a hurle, a boit. Ici, c'est un saloon avec avec sa bire, il faut commander un verre d'alcool fort, cul sec !! Ce sera vodka pour la digestion.

Dans un coin, gars joue au jeu lectronique. De temps autre sa copine vient lui caresser les houilles par derrire. Ceux-l ne tarderont pas aller se coucher !! La dco au dessus du bar est base de soutient-gorges de toutes tailles. La serveuse porte un jean taille basse avec un haut de maillot en laine. Elle se fout de moi gentiment et je regrette de ne pas parler suffisemment anglais pour la remballer. J'ai l'impression d'tre dans le bar cowboys d'o s'chappent les Blues Brothers dans le fameux film.

Samedi, retour dans Brooklyn ! A ce mtro quel bonheur, on l'aime !! Je passe chez Coxsone faire mes dernires amplettes. Puis arrt Astor Place, et remonte vers Union Square, par la 3 avenue envahie des stands du march qui se tient chaque fin de mois. La chaleur est l, les gens sont souriants, j'espre trouver cette ambiance printanire mon retour en France.

C'est la dernire soire de Sbastien New York. Donc apro chez Marie et direction un excellent restaurant japonais un block de chez elle. On se dchausse l'entre, la table est en fosse avec un grill au centre. On gote au plat des un et des autres... Puis la dernire bire au Mona's pub quelques rues plus loin.

Aprs cette petite nuit, c'est le grand jour de la messe pascale dans Harlem. Youpi ! On met une belle chemise, on affiche notre beau sourire et on trouve une excellente glise baptiste o nous sommes les seuls touristes. C'est un crescendo de sermons, chants, annonces de prochaines manifestations, collectes de dons... Pas de communion, une maman nous fait signe quand il faut se lever ou s'assoir, nous passe un livre de chants... Trs bon accueil, serrement de paluches avec le pasteur la fin de la crmonie.

Waouh ! Quelle ferveur !! La dernire heure a t poustouflante. Le sermon du pasteur est ponctu d'annecdotes comiques. Puis son discours se transforme en chant. L'assemble acquiesse de Amen ou reprend la phrase leitmotiv. La tension monte et le pasteur chante de plus en plus. L'orgue accentue cette fivre qui monte. Pas de transe, mais on sent bien que cela peut arriver dans ce type de crmonie !!! Quelle joie, quel plaisir de chanter des louanges Dieu. Dire que si cela se passait comme a en France, les glises seraient pleines !!!

Quand on en ressort encore abasourdis, Cdric qui ne perd pas le nord, nous entrainne dans un restau mexicain. Son ventre a bien compris qu'il est deux heures passes. Et il a raison car on se rgale !

On court au MET (l'quivalent du Louvre). Et on passe au retour par Central Park envahie par les familles, les rolleurs, les vtt-istes, les amoureux... Soire tranquile avec le retour attendu de Vincent (matre des lieux) et Bruno ! Plus que deux petites journes...

Derniers jours in New York City 7 Bah, ouais, toutes bonnes choses ont une fin !!! Mais, les souvenirs restent et on se sent enrichi !! Ils sont bien arrivs dimanche soir, les deux zbus ! Rveil soudain en plein sommeil (en ralit seulement 30 mn aprs m'tre couch, mais la fatigue aidant...). Aaaahhhh, Bruno, cette faon de jetter Domdom !!! Et Vincent, un tantinet accro de l'espace monopolis par Papi Daniel... Oui, rentrer aprs 1h du mat' dans son appart alors qu'il est dj squatt par quatre personnes, ce n'est jamais vident..

Le lundi est la dernire vraie journe. Domdom se lve ultra tt ! Il double mme Papi Daniel qui se prlasse encore !! ll part en avant, tel le grand chef claireur qu'il sut tre, reprer les lieux et les tickets pour le MOMA (muse d'art moderne). Et il russit sa mission en plus !!! Nous voil de retour au Moma avec les entres qu'a dgotte Dom.

Entre-temps j'ai entrainn Bruno vers des extrieurs, notamment le Spanish Harlem... J'y achte mes derniers cd. J'ai intrt les travailler avant mes prochaines soires !! Je vois enfin mon exposition Matisse/ Picasso. Cool, de trs belles pices ce qui renforce mon intrt de NYC et les oeuvres d'art qu'elle possde...

Lundi soir tait rserv la soiree latino. Nous devions nous rendre au SOB'S pour le concert des N1 Colombiens: El Groupo Niche !!Cependant, le lendemain tant notre dpart, nous nous sommes rabattus sur une option pour franchouillarde: le partage du repas avec les autres invits. Le restau tait mexicain. On s'y croyait... Les Magarita's taient dlicieuses. On commandait en espagnol, les tortillas taient fraiches...

Dcid continuer cette conversation dans un bar latino que nous cherchons en vain, nous nous rabattons sur le Raven (avenue B dans alphabet city, entre la 10 et la 14 street, par l !), un pub o joue les Crazy Bald Heads... J'apperois Agent Jay et Vic Ruggiero (du Slackers agglomr !!). Toujours est-il que Vincent retrouve rapidement son rle de guide: expliquant ce que c'est un Amricain aux plus rticents d'entre-nous. Expliquant ce que signifie vivre New York, insistant et donnant l'envie d'y revenir... New York nous est toujours ouverte !! On y a tant dcouvrir encore !!!

Le lendemain, tranquile, on attend le retour de Vincent de son travail (beh oui, c'est le cas). Nous, on prend des forces. Et on se dit qu'on aurait pu aller une dernire fois au MET. Dommage, car il y a encore tant de chose dcouvrir !!! C'est le temps qui file et les dtails de mmoire avec... Quand j'arrive en France, je me laisse bercer par la douceur de ces intentions... La campagne a revtue son manteau vert. Le soleil tarde se montrer. Et je sais vos plaisanteries, Je me dis que je reviendrai d'une manire ou d'une autre !!!!

Final sur un extrait de mail reu de Bruno depuis New York la semaine suivant notre retour !!! Dominique a russi laisser un petit souvenir avant de partir : la baignoire s'est bouche ce matin lorsque Cdric prenait sa douche et on a tous souponn l'Etron fumant de ce geste sournois et vil.L'appart de Vincent parait immense maintenant que l'on n'est plus que trois, mme Vincent a l'air de redcouvrir celui-ci. Cdric a repris du poil de la bte maintenant qu'il ne se fait plus torturer par ses bourreaux sortir pas d'heure jusqu' 4h du mat tous les matins... Bruno.