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Babylon Circus

Gary et moi, nous partons pour Eauze le vendredi 31 août 2001. Nous allons au premier festival reggae de la ville et du Gers par la même occasion. Il est presque 21h. Une fanfare de percussions résonne aux abords des arènes. Le groupe se met en branle, les festivaliers se massent. Nous rencontrons Ben, manageur des Babylon Circus, et Jérôme de radio FMR (Toulouse) et du site Cigale Mécanik (www.cigalemecanik.fm.fr) nous a rejoint.
Après un sandwich bienvenu, nous rejoignons la troupe de Lyonnais babyloniens en coulisse. Sur scène, les Sistersfari ont attaqué leur set. Le peu que j’ai entendu avant et après l’interview, m’a laissé une impression de reggae mou et sans consistance. Les Babylon, au contraire, allaient donner un concert dynamique devant un public conquis par leur cocktail ska-reggae-ragga-rock festif. Macka-B, tête d’affiche de cette soirée, assurera un show sans surprise, égrenant ses succès comme « Sex machine » ou répétant son fameux discours anti-Mc Donald et bouffe industrielle, pour une alimentation végétalienne !
Mais des déclarations, nous en avions déjà pris plein les feuilles avec David, Emmanuel et Vincent des Babylon Circus. Rapport !

Présentez-vous.
David : Je chante et je joue de la guitare.
Emmanuel : Moi, je joue des claviers et fais des chœurs.
Vincent : Je joue de la batterie et je chante aussi.
Emmanuel : Mais après on a plein de copains : Thomas qui joue du trombone, Raf qui joue du sax, Laurent à la trompette...
David : Raf à la basse, Jérôme à la guitare...
Emmanuel : Manu au son retour, Jérôme au son façade, Cédric aux lumières, Ben au téléphone portable, Seb au stand...
Vincent : Et Alex à l’ordinateur portable ! (rires). L’équipe qui est sur la route, c’est celle-là.

Faisons le point avec un rapide historique du groupe.
David : Cela fait cinq ans et demi que l’on est sur la route. Nous sommes quatorze personnes maintenant comme nous l’avons énoncé auparavant. Nous venons de sortir notre troisième album qui s’appelle « Au marché des illusions ». On a fait en gros trois cent concerts en France et à l’étranger. Pour l’instant tout va bien et on est très content d’être à Eauze ce soir.

Et votre discographie ? Vous avez commencé par un album long par rapport au second mini cd.
Vincent : Nous avons fait une démo. Nous voulions y mettre neuf titres. Donc c’était un neuf titres et cela a été pris, des fois, pour un « album ». C’était notre premier cd que nous sortions car nous avions réalisé une cassette quatre titres avant. Puis nous avons enregistré un cd quatre titres et l’album qui vient de sortir.

Votre nom de groupe se divise en deux mots. Circus par exemple, le cirque, cela évoque pour moi le spectacle en général : la danse, la musique, le théâtre... Qu’est-ce que vous avez voulu mettre derrière ce mot ?
David : Nous avons voulu mettre un peu ce que tu viens de dire. C’est à dire Babylon Circus, Babylone parce que cela représente la ville, là d’où on vient. Cela représente aussi tous les aspects négatifs de la ville et de la société occidentale. Et le côté Circus pour un aspect plus manouche, on va sur les routes de France, de partout et d’ailleurs ! On essaie de faire notre cirque et nous y arrivons pas mal !

Le côté cirque vous l’aviez développé plus encore, non ?
Vincent : Il y a eu des clowns pendant trois ans avec des costumes, des décors... Mais finalement cette équipe de clowns est partie sur d’autres projets à un moment donné. Et nous étions sur la route à fond. Et c’était assez dur d’allier les deux. Donc nous avons fait une pause qui s’est un peu éternisée, car nous sommes encore sans eux. Mais on est toujours en contact avec eux, on a des projets. Quand on aura un petit peu plus de temps, ce qui est vraiment un luxe dans ce métier, on montera vraiment un spectacle où se ne sera pas juste des clowns qui débarquent sur scène mais un truc monté à part entière entre la musique et le spectacle quoi !
David : Actuellement, on se trimballe avec un petit décor, des rideaux, de la lumière pour essayer de créer une ambiance, d’amener les gens dans notre monde. Nous essayons de faire quelques interprétations, quelques mises en scènes pour conduire vers l’aspect théâtral de la chose.

Sur votre biographie, j’ai lu que vous luttiez contre toutes formes d’extrémisme. Et j’ai vu aussi sur votre site internet des liens vers des pétitions pour les droits de l’homme, l’environnement, et contre le commerce et la mondialisation. Depuis le début vous vous êtes engagés de cette manière ?
Vincent : Disons que depuis le début, nous sommes assez engagés dans nos textes. Le premier truc qui sort, c’est souvent des textes sur la société, sur la vie en commun, pour plus de tolérance, plus de responsabilités... Mais ce n’est pas depuis le début qu’on a essayé de traduire ça concrètement en actes. Le stand, cela ne fait que deux ans que nous avons lancé cette démarche là : faire circuler l’information, les pétitions, ce qui est utile d’après nous de faire circuler pour faire avancer les choses. En France, nous sommes dans un pays où il y a moyen de faire circuler pas mal les choses sur le plan de la démocratie directe...
Emmanuel : Y’a moyen de ne pas se prendre une balle dans la tête quand on donne son opinion...
Vincent : Oui, on a plein de droits : droit de vote, de manifestation, d’association, de grève... Et à mon avis, c’est dans ce sens là que les citoyens doivent sentir que c’est eux qui tiennent leur futur en main plus que les pouvoirs publics, en se mettant ensemble... Et ça, c’est un message qui nous tient à cœur et qui revient assez souvent dans nos textes. Et c’est un peu cela que nous essayons de créer modestement sur notre stand et notre site aussi par des liens avec d’autres sites.
David : Du fait que nous brassons pas mal de monde tous les week-end, nous en profitons pour faire la promotion de gens qui sont dans l’action au quotidien et qui sont toujours en recherche de plein d’énergies nouvelles.

Justement, en lisant les textes du dernier album, « Au marché des illusions », j’ai retenu que beaucoup des chansons parlaient du même thème : tantôt des gens qui se plaignent mais qui n’agissent pas pour changer les choses, tantôt sur des vies décalées...
David : Ce disque là, nous l’avons écrit sur une période assez courte. C’est un peu un challenge qu’on s’est fixé puisqu’on n’avait rien fait de neuf. On s’est dit : « Allez, on s’arrête. On s’enferme et on fait un disque ». Et c’est un peu l’instantané du moment, ce qui nous trottait dans la tête durant l’hiver 2000. C’est ce qui nous tient toujours à cœur.

Ce n’est un peu utopiste de vouloir changer le monde ?
Vincent : Ben non ! Vouloir changer le monde comme ça, c’est utopiste. Mais changer le monde tous les jours ce n’est pas du tout utopiste ! Voir cela de manière utopiste, c’est un peu baisser les bras.
Emmanuel : C’est être fataliste de dire que c’est utopiste !
Vincent : De toute façon c’est comme ça. On n’y arrivera pas ! C’est pas parce que moi je vais mettre ma petite goutte dans l’océan que ça va changer les choses. Mais toi, plus toi, plus toi, plus toi, plus toi...
Emmanuel : C’est parce qu’il y a suffisamment de personnes qui croient à la même chose au même moment, que les choses évoluent. Il y a cent ans en France il n’y avait pas de législation du travail ! Des gens y ont cru et cela s’est fait ! Aujourd’hui ça bouge : y’a des milieux militants ; ça continue. On a des réflexions sur la mondialisation, pas forcément de l’anti-mondialisation mais qu’est ce qu’on veut comme mondialisation. La mondialisation peut-être l’échange des cultures, des idées... Ce n’est pas forcément une mondialisation de business. Mais il existe d’autres réflexions sur l’environnement. Est-ce que nous voulons laisser une planète à nos petits enfants ? Est-ce que nous voulons continuer à ne penser qu’à notre gueule ? Les engagements du politique d’un autre côté, c’est souvent du blabla. Plus nous leur mettrons la pression, moins ils auront de marge pour faire du blabla.
David : Attac au début, on les a traités tout simplement d’utopistes. Maintenant, Jospin et Chirac reprennent certains de leurs mots dans leur discours. C’est bien une preuve...
Emmanuel : Bien sûr ça se dilue quand ça passe au niveau du discours politique. Parce que les idées ne sont plus aussi pures. Parce que des idées qui sont brassées à la marge vont rentrer dans le courant principal et vont faire évoluer le truc. Mais elles ne vont jamais faire basculer le monde dans un génial comme ça. Ca sera toujours une lutte pour maintenir un équilibre.

Comme le Yin et le Yang chinois ?
Emmanuel : C’est un peu ça. Il y a un besoin de deux forces qui s’équilibrent. Il faut toujours qu’il y ait les deux ! (rires).
Vincent : Oui, continuer la lutte... Par exemple sur un concert où il y a cinq cent personnes, un concert de base quoi, des gens qui vont passer au stand, on va en compter une centaine qui vont signer les pétitions. Dedans, on en aura une cinquantaine qui auront lu; vingt-cinq qui vont y penser le lendemain. Et grâce aux documents qu’ils auront emportés, pourront contacter l’association qui les intéresse. Eh bien vingt-cinq, sur cent concerts dans l’année et puis il n’y a pas que nous qui faisons cela, tu multiplies, tu multiplies ! Ca fait du monde ! ! Aller dans ce sens là, c’est comme ça qu’on change le monde petit à petit.
Emmanuel : Après, c’est à chacun à son échelle, selon l’endroit où il habite. Chacun peut agir soit au local, soit au national ou à l’international, sur l’environnement ou autre... Nous en l’occurrence, nous sommes des musiciens a priori. Dès qu’on va voir des actions qui nous intéressent, on va essayer de les soutenir en diffusant les informations. On va faire un peu de tout. Mais après, les assos et les gens qui s’investissent dedans vont se spécialiser dans certains trucs...

Est-ce que vous croyez que la musique est le meilleur des moyens de communication à l’heure actuelle pour diffuser ce genre d’idée ?
Vincent : C’est un bon moyen ! Tu joues, tu as tout le monde qui est à fond. C’est le moment de lancer le truc. Y’a des gens qui n’apprécient que le côté festif.
David : Ce n’est pas très grave. Si on arrive déjà à partager la chaleur humaine, c’est énorme.
Vincent : Après c’est un bon moyen : le support du disque, celui de la radio et des journaux.
Emmanuel : Regardons autour de nous : Bob Marley...
Vincent : Qui est mort maintenant ! (bide : pas de rires !, ndlr) Manu Chao en ce moment qui est à fond dans ce truc là. Quand tu vois cent cinquante mille personnes qui sont à donf’ dans ses concerts, y’a quand même quelque chose. Ce n’est pas que du chiqué.
David : C’est une touche d’espoir.

Le saxophoniste nigérian, décédé hélas, Fela Anikulapo Kuti avait pour leitmotiv : « La musique est l’arme du futur ».
Vincent : Oui, on peut dire ça comme ça.
David : La musique est l’une des armes du futur.
Vincent : Y’a d’autres choses : l’écriture... L’art en général. Mais on peut parler aussi d’actions pas forcément artistiques mais d’actions locales, d’association sur des quartiers à but culturel, social, convivial... C’est aussi ça l’arme du futur : être soudés.
Emmanuel : L’individualisme est en train de mourir. Achevons-le ! (rires) . Et cela se fait tout seul en fait. On passe notre temps à se lamenter sur l’individualisme qui pourrit la société... Mais quand tu regardes dans les faits, pleins de choses sont en train d’évoluer vers autre chose car cela ne satisfait personnes. Ca va se regrouper et prendre des formes différentes. On s’oriente vers un partage de valeur, et plus vers des êtres perdus avec leur solitude... (rires).
Vincent : Il a l’air très optimiste comme ça mais en fait pas du tout. (Rires).

Quels retours avez-vous eu des titres que vous avez placés sur les compilations « It’s a Frenchy ska reggae party » ?
Vincent : Ce n’est pas des retours concrets. De toute façon, on a fait ça et d’autres trucs aussi. Mais on sent que ça fait du bien six mois plus tard et que tu as des gens qui t’appellent. C’est toujours indirect.

Elles vous ont servi de promotion donc ?
Vincent : Oui mais pas seulement, de diffusion...
David : On avait un titre déjà sur la numéro deux. Et je sais que ça nous avait apporté pas mal de plans d’organisateurs ou de cafetiers qui achetaient la compil’. Et ça leur donnait un petit aperçu des groupes qu’ils pouvaient faire passer chez eux.

Pour la sortie de votre dernier album, vous avez donné un concert spécial à Lyon, le 20 avril 2001. Qu’est-ce que ça fait de jouer devant les copains et comment la soirée s’est passée ?
David : C’est toujours un peu plus stressant, enfin cela dépend des individus. Tu es à la maison. Tu as plein de copains mais sans avoir le temps de voir tout le monde malheureusement. Mais c’était une bonne fête. On avait invité les feu Red Wings Mosquito Stings de Montpellier. Y’avait Tuki Nupp de St. Etienne, un groupe de reggae. Bonne soirée !
Emmanuel : Y’avait toutes les assos de Lyon : Greenpeace, Attac, Génépi, CNT...
Vincent : C’est une des dates où on en a profité pour réunir les associations.
Emmanuel : Y’avait plus de treize assos qui s’étaient déplacées et qui étaient très contentes du contact avec les gens d’une part et puis de s’être rencontrées entre-elles. Parce que dans le milieu activiste et militant, les gens sont tellement investis dans leur truc que dès fois ils n’ont pas le temps de rencontrer les personnes des autres assos. Alors que souvent, ils ont des problématiques identiques et pourraient faire des actions communes. C’est ce qu’on voit de plus en plus dans les campagnes de pétition. Ce n’est plus une asso qui va faire une pétition pour un truc, ce sont dix assos qui se mettent ensemble pour faire une action contre quelque chose. Elles utilisent chacune leur réseau et mettent leur force en commun. Ca porte plus de fruits. On a eu ça pour les tickets de transport avec « Agir pour l’environnement », des campagnes contre l’effet de serre... Là, « Raisons de sortir du nucléaire » fait une grosse campagne cet automne pour mettre la pression sur les futurs gouvernants vu que les élections approchent. C’est pour choisir quelle énergie on veut utiliser demain parce qu’il y a entre dix et vingt centrales (je ne sais plus), qui arrivent à terme en 2010. Et EDF veut réinvestir dans des centrales ! Il faut mettre la pression à fond pour qu’on ne réinvestisse pas dans des centrales. On ne pourra pas se passer complètement du nucléaire, par contre on peut compléter et arrêter d’exporter notre énergie. Un journal qui s’appelle « L’Aberration » sort la deuxième semaine de septembre et le 20 octobre sera une journée d’action nationale.

Et le recyclage tout le monde s’y met pour être aux normes européennes. L’Espagne, par exemple, est en train de faire les énormes campagnes publicitaires qu’on a connues il y a deux ans.
Emmanuel : Oui et cela crée de l’emploi. C’est très intéressant de monter des entreprises là dessus. Elles récupèrent les matières premières gratos ! Il faut juste les ramasser. Puis on peut fabriquer des choses avec.

Qu’est-ce que MOBILHOMESINCRUSTE ?
David : C’est notre asso. Elle nous permet de gérer les disques, le stand, les camions, tout ce qui est autour du groupe. Peut-être qu’un jour on organisera des concerts. On ne sait pas encore.
Vincent : On a déjà plein de choses à gérer au sein du groupe, alors ce sera peut-être pour plus tard ! Chaque chose en son temps.

Comment cela se passe au niveau de l’album ? C’est de l’autoproduction, non ?
Vincent : Oui, c’est nous qui l’avons réalisé et nous sommes en licence pour la distribution avec Small Axe. C’est à dire qu’ils s’occupent de la promo et de son financement. Nous nous chargeons de la production et on leur file le disque pour la distribution.
David : Ils nous laissent tranquilles !
Vincent : C’est pas mal comme système. On peut mettre vachement de nous-même. Mais il faut toujours étudier toutes les propositions par rapport à ça. On est quand même assez ouverts et cela va dans le sens de plein de projets. On s’ouvre disons, quand on a commencé, on était assez... « On en n’a rien à foutre » !

Justement, c’était quoi ce que vous vouliez faire à la base ?
David : On voulait faire du rock, monter dans des camions, aller le plus loin possible. On a toujours cette idée là !
Emmanuel : A la base c’était les Bérus...
Vincent : C’était assez basique comme beaucoup de groupes.
David : Comme Bob Marley qui aurait grandi en banlieue parisienne et qui aurait fait du punk-rock !

Lyon est une des villes les plus importantes de France pourtant nous ne sommes pas forcément au courant de ce qui se passe ! Je sais qu’il y a des soirées sound system...
David : Il y a une grosse scène dub-électro ; dub avec High Tone, Peuple de l’Herbe, Meï Teï Shô qui sont nos voisins !
Vincent : C’est une ville qui est grosse et qui brasse beaucoup de monde. Il y a beaucoup de passage à Lyon, beaucoup d’assos, beaucoup de groupes. Après c’est une ville qui est assez anodine. Ce n’est rien à côté de Paris, c’est une banlieue de Paris ! Mais c’est subjectif.
Emmanuel : Quand tu arrives, tu mets un certain temps pour rencontrer des gens.
Vincent : Par rapport à une ville de la même taille comme Marseille, ce n’est pas la même chose. Sinon, il y a pas mal de salles. Mais nous nous sommes mis au vert. Une bonne partie du groupe est partie à trois quart d’heure de Lyon. On est en train d’installer le local loin de la ville. Nous sommes tous un peu issu du milieu rural. Mais le groupe a grandi là-bas et il n’y a pas eu trop de problèmes. Par contre, nous n’avons pas eu d’aides de Mr Raymond Barre ! Ce n’est pas lui qui nous a boosté !
David : Côté social et militantisme, il y a beaucoup de monde. C’est lié à l’histoire déjà : les Canuts, la première internationale est née là-bas, la sécurité sociale aussi !

Pour finir, quels sont vos projets ?
David : A court terme, tourner un maximum et un maximum à l’étranger. On revient d’une tournée en Allemagne et en Pologne. On y retourne au mois de septembre. On va en Pologne, en Irlande, en Hollande, en Belgique... Voilà, c’est jusqu’à la fin de l’année, plus toutes les dates en France. Après des projets, on a plein : remonter un spectacle plus théâtral, comme on le disait tout à l’heure. Ce serait repartir à zéro. On voudrait enregistrer un disque l’année prochaine, faire une tournée chapiteau un jour avec plein de gens... Des projets, on en a plein la tête. Maintenant, c’est le temps et l’argent qui nous font défaut.
Vincent : Tout baigne ! On est en plein dedans ! !

 

Propos recueillis par Toshiba assisté de Jay.

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